Les sourires craquants aux dents de lait, les grosses joues barbouillées de chocolat et les doigts pleins de feutres; la petite enfance. L'envie de jouer, de dessiner, de grandir, d'avoir une maison, un métier, des responsabilités.. Le droit de parler à tord et travers & de jouer autant qu'on veux du moment que c'est pas dangereux. Personne n'attend quelque chose de précis des petits, on les regarde et on sourit. Tomber, rire, pleurer, manger avec les doigts, faire de la pâte à sel et en manger un peu parce que c'est bon, faire parler les couteaux et les fourchettes et puis même les cuillères, se déguiser, se cacher, imiter les grands en imaginant que plus tard, ça sera soi et être pressé, prendre des bains avec des playmobiles qui flottent, qu'on fait plonger et à qui on invente des vies, regarder les dessins-animés, pouvoir les voir six fois de suite sans se lacer de la même blague ni de la même frayeur, accuser les plus grand et pas se faire punir, faire des gros caprices pour obtenir quelque chose, ramasser des escargots quand il pleut, faire de la patouille avec les fleurs, explorer le jardin, avoir peur d'une simple ombre ou d'un reflet, penser que y'a les gentils et les méchants, compter les avions et imaginer où il va, jouer à la maîtresse, gronder ses peluches parce que " tu n'as pas mangé de légumes, ma chérie ! tu seras punie de dessert ! Tu me regardes quand je te parle ! ", vouloir dès qu'on en voie, des bonbons, essayer dès que possible des béquilles, croire à tout ce que tout le monde dit... tout cela, cette enfance que beaucoup on eue.. elle est si belle. C'est tellement agréable de ne pas se soucier de tout et de rien. Dommage pour les gens qui, dès petits ont eu la vie dure, c'est tellement crucial d'après moi, tout cela. J'éspères me souvenir toujours de cette époque, cette belle époque que je regrette .. ou pas.